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Alexandre
Lamoisson

Qu’est-ce que le Stress ?

Nous croyons le connaitre… mais…

Nous pensons en général que le Stress est une réaction de l’organisme à une agression extérieure. C’est vrai. Mais c’est en même temps faux : le Stress n’est pas uniquement une réaction à une agression. Cela n’est qu’un cas très particulier du Stress.

Plus généralement, le Stress est un processus biologique d’adaptation, permettant d’adapter en permanence le fonctionnement de l’organisme. S’adapter par rapport aux variations incessantes des conditions, extérieures et intérieures. S’adapter en modulant son propre fonctionnement (son fonctionnement interne mais aussi ses interactions avec l’extérieur) afin de tenter de satisfaire au mieux ses propres besoins (nutrition, élimination, protection, défense, réparation, équilibrage…).

L’adaptation est donc au cœur du phénomène biologique de Stress. Ce n’est pas un hasard si Hans Selye (qui a découvert le Stress) l’a décrit comme un Syndrome Général d’Adaptation, et qu’il définit le Stress comme la réponse de l’organisme à toute demande.

Ainsi, le Stress est la fonction de l’organisme qui module toutes les fonctions organiques. Pour cela il est une Méta-Fonction, une fonction au dessus de toutes les fonctions, qui englobe toutes les fonctions.

Le Stress, c’est la fonction générale qui exerce une contrainte, une pression, un « Stress », sur toutes les fonctions. L’intensité de la contrainte exercée sur chaque fonction (macro et micro) varie à chaque instant.

L’intensité globale de cette contrainte sur l’organisme (« Stress ») varie en permanence revient à ce que Selye appelle le « degré » de Stress. Il y a toujours un certain degré de Stress, qu’il soit faible quand nous dormons profondément, ou très intense quand nous faisons un sprint, une course d’endurance, ou quand nous sommes pris par une émotion intense.

Le Stress est donc tout à la fois la fonction qui contraint le fonctionnement de l’organisme (et évaluant les différentes conditions, décidant de la combinaison fonctionnelle, la commandant, et réalisant cette signature en pressurant chaque fonction selon la combinaison souhaitée), et l’intensité de cette contrainte globale sur l’organisme entier.

 

A l’échelle de l’organisme, il existe donc globalement une fonction « Stresser » qui augmente l’intensité générale de Stress, comme on accélère la vitesse d’un moteur pour en augmenter la puissance fournie. Et inversement il existe la fonction « Déstresser » qui réduit l’intensité générale de Stress, comme on décélère la vitesse du moteur général pour en diminuer la puissance, et ainsi la consommation.

Lorsque les intensités de Stress sont plus élevées, l’organisme augmente l’écart par rapport à l’équilibre normal de repos, et il fait plus d’efforts. Et il favorise d’autres fonctions que celles de restauration, réparation, nettoyage, etc… L’organisme se déséquilibre donc, il se fatigue, voire s’épuise et se détériore.

C’est pourquoi « Déstresser » est essentiel pour l’équilibre de l’organisme. Et, si l’organisme a besoin de Stresser pour satisfaire certains de ses besoins, il a également besoin de Déstresser pour en satisfaire d’autres.

Ainsi nous avons besoin d’une alternance équilibrée entre les deux grands mouvements Stresser et Déstresser de l’organisme.

Or, on constate que l’organisme Stresse plus facilement qu’il ne Déstresse. Il a donc tendance à favoriser des intensités de Stress plus élevées que nécessaire (par des mécanismes que nous verrons plus loin).

Cela génère des déséquilibres, de l’épuisement, de l’usure, inutiles et néfastes. Cela entraîne aussi l’insatisfaction, de besoins essentiels, à la vie, à la qualité et la longévité de la vie. Cela produit des hyperfonctionnements, des hypofonctionnements, et donc des dysfonctionnements. Qui se traduisent par des souffrances (corporelles, émotionnelles, psychiques, mentales, comportementales…). Si ce n’est toutes les souffrances humaines…

Alors, pourquoi le Stress a-t-il tendance à s’auto-alimenter et s’intensifier ?

Et, comment parvenir à la réguler correctement et effectivement ?

Il nous faut encore mieux connaître le Stress pour comprendre cela.

C’est ce que nous verrons la prochaine fois.

Bon Déstress

Bien amicalement,

Alexandre